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Gary Clark Jr: le bluesman du Sud se montre le nez à Montréal

Valérie Thérien
17 août 2011

Gary Clark Jr était de passage lundi soir au Divan orange au cours d’une tournée de six semaines qui le fera voyager un peu partout en Amérique du nord. Après plus de 10 ans sur les planches du Texas et de la Louisiane, il a décroché un contrat avec un major (Warner Music). Un nouveau EP de quatre pièces, Bright Lights, est en magasin. Rencontre avec un représentant de la nouvelle génération de bluesmen.

Ça s’est bien passé ce premier show à Montréal?

Oui, ça me rappelle le Texas. Je jouais dans des petits bars à Austin comme le Continental Club, Antone’s. J’aime ça jouer dans ce genre d’endroit. Ça me rappelle mon chez-moi. Depuis le début de ma carrière, j’ai plus joué autour d’Austin, Dallas, San Antonio. J’ai été un musicien plutôt «régional» jusqu’à récemment.

Tu reçois beaucoup plus d’attention depuis l’an dernier. Ça semble avoir explosé.

Oui, c’est vrai. Soudainement, je me retrouve à voyager un peu partout. Il y a plein de villes où je ne suis jamais allé, mais les gens connaissent ma musique alors c’est très cool.

Le Rolling Stone a parlé de toi très positivement récemment. Les médias t’apprécient d’avantage. Aurais-tu aimé avoir cette attention étant plus jeune ou est-ce le bon moment maintenant que tu es plus mature?

Maintenant est le bon moment. En début de carrière, je cherchais encore mes forces et faiblesses. J’étais plus timide dans mon rôle de compositeur/guitariste/chanteur. Dans les dernières années, j’ai gagné en confiance, je me laisse plus aller. Je pense que ç’a été bon pour moi d’avoir une évolution plus lente.

Comment se faire un nom à Austin, la ville qu’on nomme «live music capital of the world»? On doit travailler encore plus fort?

Je crois que oui. Il y a tant de bons musiciens à Austin. J’ai entendu dire que c’était la même chose ici, à Montréal. Il faut pratiquer, travailler fort et trouver sa propre voie, quelle qu’elle soit. N’essaie pas de faire ce que quelqu’un d’autre fait. Tente de ressortir du lot.

Ça fait plus de dix ans que tu fais de la musique. Quand tu montes sur scène aujourd’hui, est-ce que c’est encore un challenge?

Je dois avouer que j’étais un petit peu nerveux ce soir (lundi), mais c’est toujours plaisant. Ce n’est jamais un challenge, c’est juste différent d’une ville à l’autre.

Eric Clapton t’a invité à jouer à son festival Crossroads Guitar l’année dernière. Comment as-tu réussi à avoir ce gig?

Jimmy Vaughan et d’autres musiciens influents à Austin m’ont toujours supporté et encouragé. L’un d’eux m’a mentionné à Eric Clapton et il a bien voulu écouter ma musique. Suite à ça, il m’a envoyé une lettre par la poste.

Eric Clapton envoie des lettres?!

Oui, c’est plutôt fou! Je ne m’y attendais pas.

Tu dois avoir eu ta plus grande foule à vie au festival Crossroads Guitar?

Oui, environ 30 000 personnes. On m’invite à faire des plus grosses salles à présent. Je fais des festivals importants, comme Bonnaroo. Je fais plus de spectacles extérieurs, ce que j’aime bien.

Dans ta jeunesse tu étais bien sportif, mais tu as plutôt choisi de faire de la musique?

Je jouais au basketball au secondaire. Je manquais des parties pour aller jouer dans des bars alors mon coach m’a dit un jour: «Clark Jr! Vas-tu jouer du maudit rock n’ roll ou vas-tu jouer du basketball?» et j’ai pensé: «Personne ne me crie après quand je joue de la guitare alors, je pense que je ferai de la musique!» Hoop dream over!

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Valérie Thérien

Tsé la fille qui est toujours là, mais qui dit jamais un mot?

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