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Prognostique

Retour triomphal à Tadoussac (ou presque)

Valérie Thérien
11 juin 2011

La route a changé entre Montréal et Tadoussac. Depuis l’année dernière, la cantine Marilou, un genre de shack à patates qui n’a l’air de rien mais qui est oh-so-kitsh, n’est plus sur le bord de la 138 près de Saint-Anne. Déception. La poutine de mi-parcours, on a dû la manger ailleurs.

À partir de La Malbaie, on a suivi une van Légaré louée. Clairement des musiciens qui se rendent comme nous au Festival de la chanson de Tadoussac pour le week-end. Pendant une heure, on a fait des gagures sur qui pouvait bien se retrouver dans la van. Malajube? Karkwa? Damien Robitaille? Les Buddy McNeil? Qui ça pourrait bien être? En arrivant au traversier qui lie Baie-Sainte-Catherine à Tadoussac, il restait une place à bord. La van est passée à la dernière minute et nous avons dû attendre le prochain traversier, affligés par le fait qu’on ne saurait jamais qui était dans la van.

Mais pour en venir à la musique, Tadoussac profite cette année de la présence de chanteurs connus (Paul Piché, Chloé Sainte-Marie), de jeunes groupes reconnus (Karkwa, Malajube, Damien Robitaille), et d’espoirs (Jimmy Hunt, Lisa Leblanc, Buddy McNeil & The Magic Mirrors).

Après une défaite humiliante à la pétanque sur le bord de la plage (c’est dur la vie), j’ai débuté mon festival avec Damien Robitaille. L’Ontarien mérite bien son Félix de scripteur de l’année parce que les blagues et interventions entres les pièces sont vraiment réussies. Il aurait pu aussi remporter le Félix pour le meilleur sex-appeal sur scène, si seulement cela existait. Le spectacle se concentre sur de nombreuses pièces d’Homme autonome. C’est groovy, punché, ça fonctionne. Autrement, Monsieur l’astronaute, de son deuxième album, chantée seul au piano a été un highlight. Très, très touchant.

Vers 21h30, c’était Chantal Archambault accompagnée de Dany Placard et ses musiciens Jean-François Mineau et Guillaume Bourque.

L’Abitibienne est maintenant rousse! Plus de cheveux rouge, mais elle a toujours le feu en elle. Elle roule avec ce même spectacle depuis quelques temps. Les pièces douces-amères de La romance des couteaux ont eu parfois du mal à capter l’attention du public, parsemé sous le chapiteau de l’Auberge de jeunesse du village, mais les musiciens ont monté le cran vers la fin et ç’a été tout à leur avantage.

Ensuite, Jimmy Hunt se produisait lui aussi sous un chapiteau, mais de l’autre côté du village, à minuit. Peut-être était-ce trop tard pour son folk romantico-trash, puisque le public était bien peu là. Par «là», je ne parle pas de nombre (quoique ça s’est sérieusement vidé en cours de route), mais bien de gens attentifs. Dommage. Il a vraiment de bonnes pièces.

La soirée s’est terminée avec Buddy McNeil and the Magic Mirrors. Leur énergie était parfaite pour le petit Café du fjord. Juste assez rock’ n’ roll, sans l’attitude «cocky». Belle façon de terminer une première de deux soirées à Tadou.

Pas encore de commentaire.

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Valérie Thérien

Tsé la fille qui est toujours là, mais qui dit jamais un mot?

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